Le 21 avril 2026, à une faible majorité qualifiée, le Conseil de l’UE a voté pour la déréglementation des OGM, rebaptisés NTG, malgré l’opposition d’un large spectre d’acteurs. La France a voté pour.
Si le texte était également adopté par le Parlement européen, cela signifiera la fin de l’étiquetage et de l’évaluation pour de très nombreux OGM.
Les OGM/NTG permettront-ils de réduire les impacts environnementaux de l’agriculture intensive comme cela est promu ? Ou, au contraire, accéléreront-ils l’artificialisation et l’appropriation du vivant?
La modification génétique d’une tomate pour être pollinisée par un robot est un exemple parlant, qui nous donne un aperçu du futur qui se dessine avec ces OGM/NTG…
En parallèle, Inf’OGM analyse l’évolution des surfaces cultivées avec des OGM transgéniques et constate que la géopolitique des OGM ne change pas. Ce sont toujours quatre pays (États-Unis, Brésil, Argentine et Canada) et quatre plantes (soja, maïs, colza et coton) qui représentent 99% de ces surfaces. L’augmentation entre 2018 et 2024 est d’ailleurs quasi exclusivement le fait du Brésil, où les OGM participent activement à la déforestation.
Christophe Noisette